CARACTÉRISTIQUES DE NOS MONTRES

Le label « Swiss Made » est une indication de provenance protégée par la loi suisse : sur une montre pour homme ou femme Baume & Mercier, il certifie que le garde-temps répond aux critères stricts de l'ordonnance « Swiss made », renforcée depuis le 1er janvier 2017. Pour porter cette mention, une montre de luxe doit remplir plusieurs conditions cumulatives :

- Mouvement suisse : assemblé et contrôlé en Suisse, dont au moins 60 % du coût de revient est généré en Suisse, les composants de fabrication suisse représentant au moins 50 % de sa valeur.

- Emboîtage en Suisse : le mouvement est posé dans le boîtier sur le territoire suisse.

- Contrôle final en Suisse : la vérification finale est réalisée en Suisse par le fabricant.

- Développement technique en Suisse : construction et prototypage (pour une montre mécanique) effectués en Suisse.

- 60 % du coût de revient de la montre complète généré en Suisse — critère introduit en 2017, auparavant seul le mouvement était pris en compte.

 

Sur une montre de luxe Baume & Mercier, ce label reflète une production centralisée en Suisse : le design est imaginé au siège de Genève et la fabrication réalisée à la manufacture des Brenets, dans le Jura. Le « Swiss Made » n'est donc pas un argument marketing, mais une garantie juridique attestant qu'il s'agit d'une véritable montre suisse.

Une montre automatique est un garde-temps mécanique dont le mouvement se remonte grâce aux gestes naturels du poignet. Au cœur des calibres, un rotor, ou masse oscillante, pivote au moindre déplacement. Ce composant tend le ressort de barillet, source d'énergie mécanique exclusive éliminant le besoin de pile des modèles à quartz.

Héritières du prestigieux savoir-faire horloger suisse, les collections Baume et Mercier allient précision et complications techniques :

- Chronographe pour la mesure précise des temps ;

- Second fuseau horaire (GMT) dédié aux voyageurs ;

- Phase de lune pour une lecture astronomique unique.

 

Chaque montre automatique Baume et Mercier dispose d'une réserve de marche supérieure (de 38h à 120h) assurant une autonomie parfaite au repos. Une fusion absolue entre tradition mécanique et identité contemporaine.

La différence principale entre un mouvement automatique et un mouvement à quartz tient à la source d'énergie : le mouvement automatique est mécanique et puise son énergie dans un ressort remonté par les mouvements du poignet, tandis que le mouvement à quartz est électronique et fonctionne grâce à une pile.

Dans une montre à quartz, un courant électrique fait vibrer un cristal de quartz à 32 768 oscillations par seconde, ce qui assure une grande précision (de l'ordre de quelques secondes d'écart par mois). L'entretien est minimal : il se limite généralement au remplacement de la pile tous les deux à trois ans.

Le mouvement d'une montre automatique, lui, repose sur une masse oscillante (le rotor) qui remonte automatiquement le ressort de barillet à chaque geste du porteur. Cette énergie est stockée sous forme de réserve de marche. Sans port pendant cette durée, la montre s'arrête. Sa précision quotidienne est inférieure à celle du quartz — un chronomètre certifié COSC tolère un écart de -4 à +6 secondes par jour — mais le mouvement mécanique incarne le savoir-faire horloger valorisé dans la montre suisse de luxe. Baume & Mercier propose les deux technologies, et a développé son calibre manufacture automatique Baumatic, dévoilé en 2018, doté d'une réserve de marche de 5 jours (120 heures).

 

À retenir

- Montre quartz : énergie par pile, cristal vibrant à 32 768 Hz, très précis (quelques secondes/mois), entretien minimal (pile tous les 2-3 ans).

- Montre automatique : énergie mécanique via rotor remontant le ressort, pas de pile, s'arrête si la montre n'est pas portée au-delà de sa réserve de marche.

- Précision : le quartz est plus précis au quotidien ; un automatique certifié COSC tolère -4/+6 s/jour.

- Positionnement : le mouvement automatique est privilégié en horlogerie mécanique de luxe pour son savoir-faire ; le quartz pour la précision et la simplicité d'usage.

- Chez Baume & Mercier : les deux technologies coexistent ; le calibre manufacture Baumatic (2018) est un mouvement automatique à réserve de marche de 5 jours.

Une montre automatique et une montre à remontage manuel sont toutes deux des montres mécaniques — animées par un ressort, sans pile — mais elles diffèrent par la manière dont ce ressort est remonté.

Dans une montre à remontage manuel, vous tendez vous-même le ressort de barillet en tournant la couronne à la main, régulièrement, selon la réserve de marche. Dans une montre automatique, une masse oscillante — un poids qui pivote librement à l'arrière du mouvement — remonte le ressort grâce aux mouvements du poignet ; portée régulièrement, la montre se remonte donc d'elle-même. Les principales différences :

 

- Source du remontage : la couronne actionnée à la main pour la montre manuelle ; la masse oscillante mue par le poignet, complétée si besoin par la couronne, pour l'automatique.

- Geste régulier : la montre manuelle demande un remontage suivi ; l'automatique s'en dispense tant qu'elle est portée.

- Épaisseur : la masse oscillante rend généralement les mouvements automatiques un peu plus épais que les mouvements à remontage manuel.

- Arrêt : dans les deux cas, la montre s'arrête une fois la réserve de marche épuisée et doit être remontée puis remise à l'heure.

 

Chez Baume & Mercier, la grande majorité des montres sont à remontage automatique. Pour relancer une montre arrêtée, la marque recommande de tourner la couronne dans le sens horaire — jusqu'à une résistance pour un mouvement manuel, ou une cinquantaine de tours pour un calibre Baumatic automatique.

La majorité des montres Baume & Mercier sont équipées de mouvements mécaniques à remontage automatique.

Les montres à remontage automatique possèdent un mécanisme sophistiqué qui permet de remonter la montre automatiquement grâce au mouvement du poignet. Néanmoins, si vous restez plusieurs jours sans porter votre montre, celle-ci s’arrêtera de fonctionner ou ne disposera plus d’une réserve de marche suffisante pour garantir un niveau de précision aussi optimal qu’après remontage complet. Dans ce cas, avant d’utiliser la montre à nouveau, nous vous suggérons de la remonter manuellement en tournant la couronne une vingtaine de fois dans le sens des aiguilles d’une montre, afin d’assurer son parfait fonctionnement en toutes circonstances. Après avoir été portée pendant quelques heures, selon votre degré d’activité, votre montre sera parfaitement remontée.

Recommandations spécifiques : 

- L’efficacité du remontage automatique est directement liée au mouvement du poignet. En cas d’activité insuffisante, la montre peut s’arrêter tout en étant portée. Par mesure de précaution, nous conseillons dans ce cas de remonter la montre manuellement en tournant la couronne une vingtaine de fois.

- Il est nécessaire de retirer la montre du poignet avant de la remonter. Ceci permet d’assurer que la tige de remontoir reste bien droite lors du remontage, ce qui évite d’endommager la couronne ou le mouvement.

- Même si votre montre reste plusieurs mois sans être portée, nous vous conseillons de la remonter à la main régulièrement. Cela empêchera les huiles de se figer ou de se répandre sur les tiges du mouvement.

- Remarque pour les montres équipées d’un mouvement Baumatic :  pour assurer une réserve de marche suffisante avant d’attacher la montre Baumatic à votre poignet, veuillez noter qu’il est nécessaire de tourner la couronne 50 fois (et non 20 pour les mouvements standard), compte tenu de sa réserve de marche élevée.

Pour remonter une montre automatique à l'arrêt, dévissez la couronne si elle est vissée, tournez-la dans le sens horaire d'une vingtaine de rotations, puis remettez la montre à l'heure avant de la revisser. Une fois le mouvement relancé, le rotor interne prend le relais à chaque oscillation du poignet et entretient seul la réserve de marche.

Une montre automatique se remonte grâce aux mouvements naturels du poignet : ceux-ci entraînent l’oscillation d’une masse interne, appelée rotor, qui arme progressivement le ressort de barillet. Si le garde-temps reste plusieurs jours immobile, ce ressort se détend et le mécanisme s'arrête. L'autonomie dépend du calibre : un mouvement automatique suisse standard tient entre 38 et 72 heures, tandis qu'un mouvement à longue réserve comme le Baumatic, calibre manufacture lancé par Baume & Mercier en 2018, atteint 120 heures, soit 5 jours.

La procédure de remontage manuel se décompose ainsi :

- Retirez la montre du poignet pour éviter toute pression latérale sur la tige de remontoir.

- Dévissez la couronne (le cas échéant) et placez-la en position neutre, contre le boîtier.

- Tournez-la dans le sens horaire, sans forcer, jusqu'à percevoir une légère résistance. Sur un calibre automatique moderne, un système de glissement protège le barillet du sur-remontage.

- Ajustez l'heure et la date si besoin, puis revissez la couronne pour préserver l'étanchéité.

Pour s'épargner toute manipulation entre deux ports, un remontoir à montre automatique constitue une alternative fiable : ce boîtier rotatif simule le mouvement du poignet selon un nombre de rotations par jour (TPD) défini, particulièrement utile pour les collectionneurs possédant plusieurs montres ou les modèles à complications (quantième perpétuel, phases de lune) délicats à remettre à l'heure après arrêt.

Une montre automatique conserve sa réserve de marche, sans être portée, pendant toute la durée de son autonomie une fois entièrement remontée — soit environ 38 à 120 heures selon le modèle chez Baume & Mercier. Tant que cette réserve n'est pas épuisée, le mouvement continue de fonctionner, même montre au repos.

La réserve de marche correspond à l'énergie accumulée dans le barillet pendant le port. La plupart des montres automatiques offrent entre 38 et 120 heures d'autonomie ; le mouvement manufacture Baumatic atteint quant à lui 120 heures, soit cinq jours. Cette autonomie permet de retirer sa montre tout un week-end, voire plusieurs jours, puis de la reporter sans avoir à la remonter.

Au-delà de cette durée, lorsque la réserve est épuisée, la montre s'arrête. Pour la relancer après plusieurs jours d'arrêt, Baume & Mercier recommande de la remonter manuellement en tournant la couronne dans le sens horaire — une cinquantaine de tours pour un mouvement Baumatic, une vingtaine pour un mouvement standard — avant de la remettre à l'heure. L'autonomie réelle dépend du calibre : reportez-vous aux spécifications de votre montre suisse pour connaître sa réserve de marche exacte.

Une montre automatique finit par s'arrêter lorsqu'elle n'est pas portée parce qu'elle tire son énergie du mouvement de votre poignet : privée de ce mouvement, elle épuise sa réserve de marche et cesse de fonctionner. C'est le comportement normal d'une montre mécanique à remontage automatique, pas un défaut. Le principe repose sur une masse oscillante, appelée rotor : un poids monté sur pivot qui tourne au gré des mouvements du bras. Cette rotation arme le ressort de barillet, l'organe qui emmagasine l'énergie puis la restitue progressivement au mouvement. Tant que la montre automatique est portée, le ressort reste tendu. Posée plusieurs heures sans être portée, elle se vide jusqu'à atteindre la fin de sa réserve de marche — l'autonomie restante une fois le remontage interrompu. Cette réserve varie selon le calibre. Le mouvement manufacture Baumatic de Baume & Mercier, dévoilé en 2018, offre par exemple une réserve de marche de 5 jours (120 heures), au-delà des 38 à 72 heures courantes sur de nombreux mouvements automatiques. Pour relancer une montre automatique arrêtée, portez-la ou remontez-la manuellement à la couronne, puis réajustez l'heure. Si vous alternez entre plusieurs garde-temps, un remontoir maintient chacun en marche entre deux ports.

Si votre montre automatique s'est arrêtée, elle a simplement épuisé sa réserve de marche faute d'avoir été portée : il suffit de la remonter manuellement par la couronne, puis de remettre l'heure et la date à jour. 

Pour relancer une montre à remontage automatique, Baume & Mercier recommande de :

- retirer la montre du poignet avant le remontage, afin que la tige de remontoir reste bien droite et n'endommage ni la couronne ni le mouvement ; 

- tourner la couronne dans le sens horaire — une vingtaine de tours pour un mouvement standard, une cinquantaine pour un mouvement Baumatic, dont la réserve de marche élevée atteint 120 heures (5 jours) ;

- remettre ensuite l'heure et la date en tirant la couronne, selon les positions propres à votre modèle.

 

Évitez de secouer la montre pour la remonter plus vite, au risque d'endommager le mouvement. Si vous possédez plusieurs garde-temps que vous ne pouvez pas porter tous les jours, un remontoir à montre automatique évite ces arrêts répétés : il maintient la montre réarmée en reproduisant le mouvement du poignet lorsqu'elle n'est pas au poignet. Ses réglages — nombre de rotations par jour et sens de rotation — doivent correspondre au calibre de la montre. Si votre montre automatique s'arrête alors même que vous la portez chaque jour, faites contrôler le mouvement par un revendeur ou un centre de service agréé Baume & Mercier.

Le rotor d'une montre automatique est une masse métallique semi-circulaire, appelée « masse oscillante », montée au centre du mouvement et libre de pivoter ; c'est lui qui remonte automatiquement la montre grâce aux mouvements du poignet.

Son fonctionnement est mécanique et continu. À chaque geste du poignet, le rotor pivote sous l'effet de la gravité et de l'inertie. 

Cette rotation est transmise par un train d'engrenages à un mécanisme de remontage, qui arme progressivement le ressort de barillet — le ressort qui emmagasine l'énergie nécessaire à la marche de la montre. Selon les calibres, le rotor remonte le ressort dans un seul sens de rotation (unidirectionnel) ou dans les deux (bidirectionnel).

C'est ce dispositif qui distingue une montre automatique d'une montre à remontage manuel : tant qu'elle est portée régulièrement, elle se réarme seule, sans intervention sur la couronne. Les mouvements automatiques de Baume & Mercier, comme le calibre manufacture Baumatic et sa réserve de marche de 120 heures (5 jours), reposent sur ce principe.

Lorsqu'une montre automatique reste plusieurs jours sans être portée, le rotor n'est plus sollicité et la réserve de marche finit par s'épuiser ; il suffit alors de la remonter à la main ou de la placer sur un remontoir.

Un tourbillon est une complication horlogère qui place l'organe réglant — le balancier et l'échappement — dans une cage mobile tournant sur elle-même, afin de compenser les erreurs de marche dues aux effets de la gravité terrestre. 

Breveté le 26 juin 1801 par Abraham-Louis Breguet, le tourbillon répondait à un défaut des montres de poche, longtemps portées en position verticale : la gravité perturbe la régularité du balancier selon la position. En montant l'échappement dans une cage qui effectue une révolution sur elle-même — le plus souvent une rotation par minute —, le mécanisme moyenne ces écarts et régularise la marche. 

Il est considéré comme prestigieux pour sa difficulté de fabrication. Ce dispositif est très complexe à réaliser, raison pour laquelle il n'équipe que très peu de montres mécaniques. La cage doit être à la fois extrêmement légère et précise, assemblée et réglée à la main par des horlogers expérimentés, ce qui réserve le tourbillon à la haute horlogerie et explique sa rareté et son coût élevé. Sur une montre-bracelet, qui change constamment de position, son apport mesurable à la précision est discuté : il y est aujourd'hui surtout valorisé comme une démonstration de savoir-faire. 

Baume & Mercier s'est illustrée très tôt dans ce domaine : en 1892, son chronomètre sans clé à échappement à tourbillon a triomphé au concours de l'Observatoire de Kew, avec une note record de 91,9 sur 100.

La réserve de marche désigne l'autonomie d'une montre mécanique, c'est-à-dire le temps pendant lequel elle continue de fonctionner une fois qu'elle n'est plus remontée. La complication « réserve de marche » est l'indicateur qui affiche cette autonomie restante sur le cadran, telle une jauge de carburant.

- Le principe : une montre mécanique stocke son énergie dans le ressort de barillet. Au fil des heures, ce ressort se détend et libère progressivement l'énergie ; la réserve de marche correspond à la durée de fonctionnement restante avant l'arrêt.

- La complication d'affichage : une aiguille indique la quantité de réserve de marche restante de votre garde-temps, qu'il s'agisse d'une montre mécanique à remontage automatique ou manuel. Reliée à l'état d'armage du ressort, cette aiguille progresse vers le « vide » à mesure que l'énergie s'épuise. 

- Son utilité : savoir s'il faut remonter ou porter sa montre — particulièrement pour une montre automatique qui n'est pas portée tous les jours, afin d'éviter de la retrouver arrêtée.

- Ordres de grandeur : la réserve de marche varie selon le mouvement. Certaines montres mécaniques doivent être remontées au bout de 38 heures, d'autres après 70 heures ; le calibre manufacture Baumatic de Baume & Mercier dispose quant à lui de 5 jours de réserve, soit 120 heures, ce qui permet de retirer votre montre à complication tout un week-end sans qu'elle ne s'arrête. 

À retenir sur la nuance : la réserve de marche existe sur toute montre mécanique, mais c'est son affichage qui constitue la complication — présente seulement sur certains modèles.

Pour identifier le type de mouvement de votre montre suisse Baume & Mercier, le moyen le plus fiable est de relever sa référence — inscrite sur la carte de garantie (au format M0A suivi de chiffres, par exemple M0A10402) ou gravée au dos du boîtier (4 ou 5 chiffres, parfois précédés de la mention MV0) — puis de rechercher le modèle correspondant sur le site officiel ou dans son mode d'emploi, qui précise le calibre. Plusieurs indices visuels permettent aussi de trancher rapidement :

- Mouvement mécanique (automatique ou manuel) : la trotteuse glisse de façon fluide et continue. Si le fond est en verre saphir transparent, vous apercevez le mouvement ; la présence d'une masse oscillante (rotor) qui pivote indique un mouvement automatique.

- Mouvement à quartz : la trotteuse avance par à-coups, une fois par seconde, et la montre fonctionne sur pile.

- Mouvement automatique ou manuel : une montre automatique se remonte grâce aux mouvements du poignet, alors qu'une montre à remontage manuel doit être remontée à la main via la couronne.

Baume & Mercier équipe ses montres de mouvements automatiques — dont le calibre de manufacture Baumatic — ainsi que de calibres à quartz suisses, selon les modèles. En cas de doute, le service client ou un revendeur agréé identifie le calibre à partir de votre référence.

Une montre chronographe est une montre à complication qui associe l'affichage de l'heure à une fonction chronomètre (au sens de « compteur de temps ») : elle mesure et affiche des durées écoulées, indépendamment de la marche normale de la montre. Il s'agit de l'une des complications horlogères les plus répandues, dont le nom vient du grec khronos (temps) et graphein (écrire).

Concrètement, le chronographe se commande à l'aide de deux poussoirs encadrant la couronne : le premier déclenche et arrête la mesure, le second remet les compteurs à zéro. Une aiguille centrale balaie le cadran pour les secondes chronométrées, tandis que des compteurs (totalisateurs) cumulent les minutes et parfois les heures. À l'intérieur, un embrayage relie le mécanisme du chronographe au rouage de la montre lorsqu'on le déclenche ; sa commande repose sur une roue à colonnes (système traditionnel et soigné) ou sur une came (plus simple). La remise à zéro s'effectue grâce à des cames en forme de cœur que des marteaux ramènent à la position initiale.

Il existe des variantes : le chronographe flyback (retour en vol, qui relance la mesure d'une seule pression) et la rattrapante (deux aiguilles pour chronométrer des temps intermédiaires). 

Attention à ne pas confondre chronographe (une fonction) et chronomètre : ce dernier est un titre de précision décerné par le COSC, créé en 1973. Une montre peut être l'un, l'autre, les deux, ou aucun.

La différence principale entre une montre chronographe et une montre classique tient à leur fonction : un chronographe ajoute à l'affichage de l'heure une fonction de mesure des durées courtes — un chronomètre au sens d'un compte à rebours/compteur de temps —, là où une montre classique se contente d'indiquer l'heure. Le chronographe est donc une complication ; la montre classique n'en a pas.

Concrètement, plusieurs éléments les distinguent :

- Fonction : le chronographe permet de démarrer, arrêter et remettre à zéro une mesure de temps grâce à des poussoirs ; la montre classique n'affiche que les heures, minutes et, souvent, secondes, parfois une date.

- Cadran : celui d'un chronographe comporte généralement des compteurs (totalisateurs des minutes et des heures écoulées) et parfois une échelle tachymétrique.

- Boîtier : le chronographe présente des poussoirs de part et d'autre de la couronne, absents d'une montre classique.

- Mécanisme : le mouvement d'un chronographe est plus complexe et souvent plus épais ; il demande une vigilance d'usage, notamment ne jamais actionner les poussoirs sous l'eau.

Attention à ne pas confondre « chronographe » (une fonction) et « chronomètre » (une certification de précision, comme le COSC) : ce sont deux notions distinctes. Les chronographes comptent parmi les grandes spécialités historiques de Baume & Mercier, qui a renforcé cette expertise en absorbant la manufacture C.H. Meylan en 1952.

La différence entre une montre à chronographe simple et une montre à chronographe flyback tient à la manière de relancer un nouveau chronométrage. Sur la première, il faut trois actions successives ; sur la seconde, une seule pression suffit.

Avec une montre à chronographe simple, pour enchaîner deux mesures, vous devez arrêter le chronographe (poussoir supérieur), le remettre à zéro (poussoir inférieur), puis le redémarrer (poussoir supérieur) — trois pressions, avec un bref temps mort entre l'arrêt et la relance.

Avec une montre à chronographe flyback, alors que le chrono est en marche, une seule pression sur un poussoir permet de remettre l'aiguille à zéro et de relancer aussitôt la mesure, sans avoir à manipuler les différents boutons. L'aiguille « revient en vol » et repart instantanément. C'est idéal pour chronométrer des événements successifs sans perdre de temps entre eux — une fonction conçue à l'origine pour l'aéronautique et la navigation. Mécaniquement, le flyback exige des leviers supplémentaires permettant la remise à zéro sans désengager le mécanisme : c'est donc une montre à complication plus sophistiquée qu'un chronographe simple. 

Le chronographe, sous ses deux formes, reste l'une des complications les plus répandues : que l'on choisisse un modèle simple ou flyback, on parle d'une montre à complication, dont la valeur tient autant à la fonction qu'au savoir-faire de fabrication. Chez Baume & Mercier, la collection Capeland a proposé un chronographe Flyback inspiré d'un chronographe monopoussoir de 1948. Cette complication s’exprime aussi à travers la Riviera Flyback 10828, édition limitée à 73 exemplaires en hommage à l’année de lancement de la collection Riviera en 1973.
Ces références figurent toutefois aujourd'hui dans l'Héritage de la Maison et ne sont plus disponibles — disponibilité actuelle à vérifier.

Une montre à chronographe et une montre à chronomètre désignent deux notions horlogères distinctes : la première intègre une complication permettant de mesurer des intervalles de temps via des poussoirs et des compteurs additionnels, tandis que la seconde désigne un garde-temps dont le mouvement a obtenu une certification de précision après des tests métrologiques rigoureux. Un même garde-temps peut cumuler les deux, n'en avoir aucun, ou seulement l'un des deux.

Le chronographe — du grec chronos (temps) et graphein (écrire) — est un mécanisme superposé au mouvement horaire principal. Actionné par deux poussoirs encadrant la couronne, il commande une aiguille centrale des secondes et des compteurs auxiliaires (minutes, parfois heures) pour mesurer la durée d'un événement. La montre à chronographe est une spécialité historique de Baume & Mercier, primée dès 1887 à l'Observatoire de Kew avec un chronographe à rattrapante (85,1 / 100), puis renforcée par l'absorption en 1952 de la manufacture C. H. Meylan Watch SA aux Brassus, et déclinée dans les collections Malibu (1991), Transatlantic (1997) et Capeland (1998).

Une montre à chronomètre désigne aujourd'hui en Suisse un garde-temps dont le mouvement est certifié par le COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres), organisme fondé en 1973. Pour obtenir l'appellation, un mouvement mécanique est testé pendant 15 jours, dans 5 positions et à 3 températures, avec une tolérance de -4 à +6 secondes par jour. Baume & Mercier s'est illustrée dans cette quête de précision en 1892 à Kew avec un chronomètre sans clé à échappement à tourbillon (91,9 / 100), record absolu qui ne sera dépassé qu'en 1903.

Pour utiliser la fonction chronographe de votre montre suisse Baume & Mercier, servez-vous des deux poussoirs situés de part et d'autre de la couronne : le poussoir supérieur déclenche puis arrête la mesure du temps, tandis que le poussoir inférieur remet les compteurs à zéro une fois la mesure arrêtée. En pratique, une première pression sur le poussoir supérieur lance l'aiguille centrale des secondes du chronographe ; une seconde pression l'arrête et fige le temps mesuré, que vous lisez grâce à cette aiguille centrale et aux compteurs (minutes, et parfois heures). Une pression sur le poussoir inférieur ramène ensuite les aiguilles du chronographe à zéro. Cette remise à zéro ne doit s'effectuer que lorsque le chronographe est arrêté, jamais en cours de mesure, sous peine d'endommager le mécanisme de votre montre à chronographe. Deux précautions s'imposent : n'actionnez pas les poussoirs sous l'eau ni lorsque la montre est mouillée, afin de préserver son étanchéité ; et gardez à l'esprit que la disposition exacte des poussoirs et des compteurs varie d'un modèle à l'autre. Pour les instructions précises de votre garde-temps, téléchargez le mode d'emploi correspondant à votre référence sur baume-et-mercier.com, en saisissant le numéro inscrit sur votre carte de garantie (ex. M0A10865) ou gravé au dos du boîtier.

Entretenir une montre à complication chronographe — complication qui ajoute une fonction de mesure des temps courts, actionnée par des poussoirs — repose sur des précautions d'usage au quotidien et sur une révision périodique confiée à un horloger agréé Baume & Mercier. Le geste le plus spécifique au chronographe concerne ses poussoirs.

- Poussoirs et eau : lorsque la montre est immergée, vérifiez que la couronne est bien verrouillée (enfoncée ou vissée selon le modèle) et n'appuyez sur aucun poussoir, car l'eau pourrait alors s'introduire dans le boîtier. 

- Étanchéité annuelle : faites vérifier l'étanchéité chaque année, de préférence avant l'été — les joints se détériorent avec le vieillissement, les chocs, la transpiration ou les cosmétiques. 

- Révision complète : tous les 3 à 5 ans (5 à 7 ans pour un mouvement Baumatic, grâce à de nouveaux lubrifiants), confiez la montre à un centre de service Baume & Mercier. La révision inclut notamment le nettoyage par ultrasons, le réassemblage avec joints neufs et le contrôle des aiguilles de chronographe. 

- Environnement : éloignez la montre des sources magnétiques (aimants, appareils électroniques, fermoirs de sac), des chocs violents et des produits chimiques. 

Si vous remarquez de la condensation sous la glace ou un comportement anormal, confiez sans tarder votre montre chronographe à un revendeur ou à un centre de service agréé Baume & Mercier, où un horloger certifié dispose des outils spécifiques et des composants d'origine.

Cette différence vient du fait que les deux mouvements fonctionnent de manière bien distincte.

Une montre à quartz est extrêmement précise grâce à sa fréquence très élevée (32 kHz).  Sa précision fluctue de 1 à 2 secondes par semaine (en avançant ou en reculant ), soit 1 à 2 minutes par an.

Un mouvement mécanique (à remontage automatique ou manuel) renferme quant à lui un spiral cadencé entre 2,5 et 4 Hz, ce qui occasionne une perte de précision de 1 à 2 minutes par semaine. En outre, la précision d’une montre mécanique peut également être affectée par un grand nombre de facteurs, notamment les chocs, le vieillissement des huiles, les variations brutales de température, les champs magnétiques et l’activité de la personne qui porte la montre.

À l’exception de quelques modèles spécifiques, en particulier ceux d’époque, les montres Baume & Mercier sont étanches jusqu’à au moins 30 mètres. Si l’étanchéité est supérieure à 30 mètres, la profondeur maximale est indiquée sur le fond du boîtier. 

Lorsqu’une montre est étanche, son mouvement est protégé de la poussière, de l’humidité et de tout risque de dommage lié à la plongée. Elle est également étanche en toutes circonstances d’utilisation quotidienne normales, c’est-à-dire sous la pluie, sous la douche ou si vous nagez. Néanmoins, vous devriez éviter d’exposer votre montre à des jets d’eau haute pression (tels que ceux produits par les appareils de nettoyage de voitures ou de jardins) et la protéger des chocs pouvant résulter de la pratique de sports nautiques intenses (jet-ski, etc.).

Veuillez noter également que l’étanchéité de la montre n’est pas garantie à vie. Les joints qui assurent l’étanchéité peuvent se détériorer en raison du vieillissement naturel, de l’utilisation régulière de la couronne, de chocs ou d’autres facteurs tels que la transpiration, l’usage de cosmétiques ou les variations de température.

C’est pourquoi nous vous recommandons de faire vérifier l’étanchéité chaque année, de préférence avant les vacances estivales.

Avertissement : 

Lorsque votre montre est immergée dans l’eau, veillez à ce que la couronne soit bien verrouillée (enfoncée ou vissée selon le modèle), et évitez d’appuyer sur le moindre poussoir car l’eau pourrait ainsi s’introduire à l’intérieur du boîtier.

Si vous remarquez la moindre trace de condensation à l’intérieur de la montre, vous devez aussitôt la confier à l’un de nos revendeurs agréés ou à l’un de nos centres de service après-vente.

Vous pouvez porter votre montre suisse Baume & Mercier à la piscine ou à la mer uniquement si son niveau d’étanchéité le permet. Avec quelques exceptions, notamment certains modèles anciens ou spécifiques, les montres Baume & Mercier sont étanches jusqu’à au moins 50 mètres.

 

Avant toute baignade, il est donc essentiel de vérifier l’étanchéité de votre montre suisse et de vous assurer que la couronne est correctement fermée. Après une utilisation en eau de mer ou en piscine, il est recommandé de rincer délicatement la montre à l’eau douce, puis de la sécher avec un chiffon doux.

 

Pour préserver votre montre de luxe, évitez :

- les jets d’eau à forte pression ;

- les sports nautiques intenses pouvant provoquer des chocs ;

- l’utilisation des poussoirs ou de la couronne sous l’eau ;

- l’exposition prolongée au sel, au chlore ou aux variations de température.

 

À retenir : l’étanchéité d’une montre suisse Baume & Mercier n’est pas garantie de manière permanente. Un contrôle régulier est recommandé afin de préserver les performances et la fiabilité de votre garde-temps.

Notre environnement est de plus en plus soumis à des champs magnétiques provenant de sources diverses susceptibles d’altérer le fonctionnement de votre montre Baume & Mercier. C’est pourquoi nous vous conseillons d’éviter, autant que possible, de placer votre montre à proximité ou en contact direct avec des sources électromagnétiques telles que les aimants, les appareils électroniques, les fermoirs de sacs à main, les étuis pour iPad/iPhone…

Une montre à quartz peut aussi être altérée par un champ magnétique mais elle reprendra son fonctionnement normal une fois à l’extérieur du champ. La perturbation n’opère qu’à l’intérieur du champ magnétique. 

Une montre mécanique est également sensible aux champs magnétiques puissants. Parfois, les composants en acier du mouvement peuvent se magnétiser, en particulier le spiral. Dans certains cas rarissimes, les composants magnétisés peuvent se solidariser et accélérer la marche de la montre, voire entraîner son arrêt complet. Il est alors nécessaire de faire démagnétiser la montre auprès d’un centre de service après-vente Baume & Mercier (voir Points de vente).

Remarque pour les montres équipées d’un mouvement Baumatic : grâce à l’utilisation de silicium et d’éléments non ferreux pour les parties sensibles du mouvement (y compris le spiral), les montres équipées d’un mouvement Baumatic résistent aux champs magnétiques quotidiens au-delà de 1 500 Gauss, soit un niveau de résistance 25 fois plus élevé que ce que prévoient les normes actuelles ISO 764 / NIHS 90.10.

Si votre montre de luxe se magnétise, faites-la démagnétiser par un horloger : un appareil appelé démagnétiseur neutralise le champ résiduel en quelques secondes, sans ouvrir le boîtier, et la montre retrouve sa précision. L'opération est rapide, peu coûteuse et non invasive — n'essayez pas de corriger le problème vous-même.

La magnétisation concerne surtout les montres mécaniques, à remontage automatique ou manuel. Sous l'effet d'un champ magnétique, les spires du spiral (le ressort qui régule la marche) se collent entre elles, ce qui fait avancer la montre, parfois de plusieurs minutes par jour. Les sources les plus courantes sont des objets du quotidien : coques et supports aimantés de smartphone, fermoirs magnétiques de sac, enceintes, étuis de tablette, plaques à induction. Une montre à quartz est généralement moins affectée durablement, mais un champ puissant peut aussi perturber son fonctionnement.

En pratique, confiez votre montre de luxe à un revendeur agréé ou à un centre de service après-vente Baume & Mercier : l'horloger la démagnétisera et contrôlera sa précision. À noter : le calibre manufacture Baumatic, lancé en 2018, résiste à des champs magnétiques de 1500 Gauss, soit 25 fois les exigences de la norme ISO 764 (60 Gauss), grâce à un spiral et un échappement en silicium, matériau amagnétique. Ces modèles sont donc nettement moins exposés à la magnétisation.

Si votre montre Suisse Baume & Mercier ne fonctionne plus, commencez par identifier la cause avant d'envisager une réparation. Une montre à quartz arrêtée signale le plus souvent une pile usée — sa durée de vie est généralement de 3 à 10 ans selon le modèle. Une montre automatique, elle, s'arrête simplement lorsqu'elle n'a pas été portée au-delà de sa réserve de marche : il suffit alors de la remonter et de la remettre à l'heure pour la relancer. 

Si le problème persiste — la montre ne redémarre pas, prend du retard ou présente un défaut d'étanchéité — confiez-la à un revendeur agréé ou à un centre de service après-vente Baume & Mercier. Le revendeur remet un pré-devis approximatif comprenant le prix et le délai ; avec votre accord, la montre est envoyée à un centre de service où un horloger certifié réalise un diagnostic complet, puis vous recevez un devis officiel dans la semaine suivant sa réception (quatre semaines si la réparation a lieu en Suisse), aucune intervention n'étant effectuée sans votre accord préalable. Baume & Mercier s'engage à réparer toute montre, quel que soit son âge ou son état, les modèles d'époque étant restaurés exclusivement dans son atelier en Suisse. 

 

À retenir :

- Montre à quartz arrêtée : le plus souvent une pile usée (durée de vie de 3 à 10 ans selon le modèle). Un changement de pile par un horloger agréé suffit généralement. 

- Montre automatique arrêtée alors qu'elle n'a pas été portée : réserve de marche épuisée. La remonter et la remettre à l'heure la relance, sans intervention.

- Ne pas ouvrir soi-même le boîtier : risque pour l'étanchéité, la précision et la garantie.

- Si le problème persiste : confier la montre à un revendeur agréé ou un centre de service. Parcours : pré-devis revendeur → diagnostic par horloger certifié → devis officiel sous ~1 semaine (~4 semaines si Suisse) → aucune réparation sans accord. 

- Garantie : garantie légale de 2 ans ; les modèles équipés du calibre Baumatic peuvent bénéficier d'une extension jusqu'à 6 ans supplémentaires après inscription sur le site de la Maison (soit 8 ans au total).

L'indicateur de réserve de marche d'une montre suisse Baume & Mercier affiche en temps réel l'énergie restante dans le mouvement, c'est-à-dire le temps de fonctionnement dont la montre dispose encore avant de s'arrêter.

Cette complication repose sur un mécanisme différentiel relié au barillet, l'organe qui stocke l'énergie du mouvement. Le différentiel compare en permanence deux mouvements opposés : le remontage du ressort de barillet — par la masse oscillante d'une montre automatique ou par la couronne — et son désarmage progressif à mesure que la montre fonctionne. Il traduit cette différence par le déplacement d'une aiguille le long d'une échelle graduée, du minimum (réserve presque épuisée) au maximum (mouvement entièrement remonté).

La réserve de marche d'une montre pour homme ou femme Baume & Mercier varie d'environ 38 à 120 heures selon le modèle : il n'existe pas une valeur moyenne unique, mais une fourchette liée au calibre qui équipe la montre.

Les modèles animés par un calibre automatique standard, de type ETA ou Sellita, offrent généralement entre 38 et 70 heures d'autonomie une fois entièrement remontés. Le mouvement manufacture Baumatic se situe quant à lui à l'extrémité haute de la gamme, avec 120 heures, soit cinq jours — de quoi retirer sa montre tout un week-end, voire plusieurs jours, sans avoir à la remonter.

Pour connaître la réserve de marche exacte de votre montre suisse, reportez-vous aux spécifications de la fiche du modèle. Cette donnée ne concerne que les montres mécaniques : les modèles à quartz fonctionnent sur pile, avec une autonomie de plusieurs années.

La complication GMT d'une montre suisse Baume & Mercier affiche un second fuseau horaire grâce à une quatrième aiguille centrale qui effectue un tour complet du cadran en 24 heures, et non en 12 heures comme l'aiguille des heures classique.

Cette aiguille GMT se lit sur une échelle graduée de 1 à 24 heures, disposée soit en périphérie du cadran, soit sur une lunette dédiée. Parce qu'elle accomplit une seule rotation par jour, elle distingue le matin de l'après-midi dans le second fuseau : vous savez ainsi instantanément s'il fait jour ou nuit à l'endroit affiché. L'aiguille GMT se règle indépendamment des aiguilles principales pour indiquer le fuseau de votre choix — typiquement celui de votre domicile — pendant que les aiguilles centrales donnent l'heure locale.

Baume & Mercier propose cette complication, aussi appelée dual time, notamment dans la collection Riviera. Sur la montre de luxe Riviera 10801, par example, une aiguille centrale rouge parcourt une échelle 24 heures périphérique.

Pour afficher un second fuseau horaire sur une montre GMT Baume & Mercier, il vous faut d'abord régler l'heure locale avec les aiguilles principales, puis positionner l'aiguille 24 heures sur l'heure du fuseau que vous souhaitez suivre.

Ce second fuseau se lit sur une échelle graduée de 1 à 24 heures — par une aiguille centrale ou dans un compteur dédié selon le modèle. Comme cette échelle couvre 24 heures, elle distingue le jour de la nuit dans l'autre fuseau : par exemple, 15 correspond à 15 h. La marche à suivre :

 

- Réglez l'heure locale : tirez la couronne en position de mise à l'heure, avancez les aiguilles jusqu'à l'heure exacte, puis repoussez la couronne au top horaire.

- Réglez le second fuseau : selon votre modèle, via une position intermédiaire de la couronne ou un correcteur dédié actionné avec le petit outil fourni dans l'écrin, faites avancer l'aiguille 24 heures jusqu'à l'heure courante du fuseau choisi — souvent celui de votre domicile.

- Vérifiez la cohérence : les aiguilles centrales indiquent l'heure locale, l'aiguille 24 heures l'heure du second fuseau.

La position exacte de la couronne et le mode de réglage dépendent du calibre de votre montre à complication : reportez-vous à sa notice. En cas de doute, un revendeur agréé ou le service client Baume & Mercier peut vous guider.

La différence tient au nombre de fuseaux horaires affichés en même temps : une montre GMT montre un second fuseau en plus de l'heure locale — deux zones — tandis qu'une montre suisse à heure universelle affiche les 24 fuseaux du globe simultanément.

- Nombre de zones : la GMT en affiche deux (l'heure locale et un fuseau de référence que vous choisissez) ; l'heure universelle les affiche toutes les vingt-quatre.

- Affichage : la GMT utilise une aiguille 24 heures lue sur une échelle graduée ; l'heure universelle repose sur un disque portant les noms de 24 villes, couplé à un anneau 24 heures à indicateur jour/nuit, qui effectue un tour complet par jour.

- Complexité : la GMT est une complication relativement accessible ; l'heure universelle, mise au point par l'horloger suisse Louis Cottier dans les années 1930, est nettement plus sophistiquée.

Chez Baume & Mercier, la complication GMT équipe certaines montres suisses Riviera qui permettent de lire un second fuseau horaire en plus de l'heure locale.

Une montre à phase de lune est une montre à complication qui affiche l'état actuel de la lune — nouvelle lune, premier quartier, pleine lune, dernier quartier — au moyen d'un disque rotatif visible dans un guichet du cadran.

 

Le mécanisme repose sur un disque, souvent orné de deux lunes sur un fond étoilé, qui avance d'un cran par jour sous l'effet du mouvement. Le cycle lunaire réel, dit mois synodique, dure environ 29,53 jours. La plupart des montres à phase de lune utilisent un disque à 59 dents, soit deux fois 29,5 : une approximation qui simplifie la construction mais introduit un léger écart avec le cycle astronomique réel. En conséquence, une phase de lune standard doit être corrigée d'environ un jour tous les deux ans et demi à trois ans.

Les complications dites « phase de lune astronomique », plus élaborées, réduisent fortement cet écart : certains calibres ne dérivent que d'un jour sur plus d'un siècle. Cette complication équipe surtout des montres habillées, où elle ajoute une dimension poétique au cadran.

Pour l'ajuster, utilisez le correcteur dédié, mais évitez toute manipulation pendant la plage où le mécanisme de saut est engagé, généralement entre 21 h et 3 h, afin de ne pas l'endommager.

Une montre à phase de lune reproduit sur son cadran l'évolution continue du cycle lunaire grâce à un disque rotatif visible à travers un guichet, dont la position varie selon les modèles (6 heures, 12 heures ou cadran central). L'observateur y perçoit les jalons successifs de la Lune — nouvelle lune, premier quartier, pleine lune, dernier quartier — et leurs phases intermédiaires de croissant et de gibbeuse.

Le mécanisme standard d'une montre à phase de lune repose sur un disque portant deux représentations de la Lune, entraîné par une roue à 59 dents qui avance d'un cran toutes les 24 heures via un doigt couplé au rouage horaire. Un cycle lunaire synodique dure 29 jours, 12 heures et 44 minutes, soit environ 29,53 jours : deux cycles équivalent à 59,06 jours, contre 59 jours simulés par le mécanisme. L'écart accumulé impose un réajustement manuel d'un jour tous les 2 ans et 7 mois environ. Le réglage s'effectue via un correcteur sur la carrure du boîtier ou par la couronne en position dédiée, en se référant à un calendrier lunaire à jour.

En haute horlogerie, certains calibres adoptent un mécanisme dit « astronomique » à roue de 135 dents, qui ramène la dérive à un jour tous les 122 ans environ — devenu un standard chez quelques manufactures de prestige. Chez Baume & Mercier, elle équipe notamment la Riviera Baumatic Date Moon et les Clifton Baumatic Date Moon et Day-Date Moon. 

La complication se décline également dans la collection Classima, en mouvement quartz.

Le réglage d'une montre à phases de lune consiste à centrer la pleine lune dans le guichet, puis à avancer l'affichage du nombre de jours écoulés depuis la dernière pleine lune. Voici la marche à suivre, la procédure exacte dépendant de votre modèle :

- Assurez-vous que votre montre à phases de lune est remontée et à l'heure avant tout réglage, puis suivez les étapes dans l'ordre. 

- Respectez la période d'exclusion : sur la plupart des montres à fonction calendrier (date, jour, mois, année, phases de lune), il existe une plage horaire durant laquelle il ne faut procéder à aucun réglage rapide, sous peine d'endommager le mouvement. Cette plage (par exemple, entre 22 h et 2 h sur certains modèles) est indiquée dans votre mode d'emploi. 

- Utilisez le correcteur avec l'outil fourni : le réglage s'effectue au moyen d'un poussoir situé sur le côté du boîtier, à actionner avec l'outil correcteur adapté pour ne pas rayer la boîte. 

- Amenez la pleine lune au centre du guichet : appuyez sur le bouton-correcteur jusqu'à ce que la pleine lune apparaisse au centre du guichet. 

- Avancez du nombre de jours écoulés depuis la dernière pleine lune : consultez un calendrier lunaire, puis effectuez autant de sauts qu'il y a de jours écoulés depuis la dernière pleine lune. 

- En cas de doute, téléchargez le mode d'emploi de votre référence sur baume-et-mercier.com : saisissez le numéro inscrit sur la carte de garantie ou gravé au dos du boîtier — la position du correcteur et la plage d'exclusion varient selon le modèle. 

Bon à savoir : une montre phases de lune standard (à roue de 59 dents) ne demande un réajustement qu'environ tous les trois ans.

Dans la grande majorité des cas, une montre à phases de lune incorrecte n'est pas un défaut : elle traduit simplement un besoin de réglage. Plusieurs causes sont possibles.

La plus fréquente est l'arrêt de la montre. Si une montre automatique a épuisé sa réserve de marche, ou si la pile d'une montre à quartz est déchargée, l'affichage de la phase de lune se fige et se désynchronise du cycle réel ; il faut le régler une fois la montre relancée. Deuxième cause : la phase de lune n'a jamais été ajustée. Elle doit être réglée au moment de l'acquisition, faute de quoi elle ne correspond pas au ciel réel.

S'ajoute la dérive naturelle : un affichage standard, doté d'une roue de 59 dents, approxime le mois lunaire à 29,5 jours alors que le mois synodique réel dure 29,53 jours. Il accumule donc environ un jour d'écart tous les 2,5 à 3 ans, qu'une simple correction rattrape. Enfin, un réglage imprécis — un mauvais comptage des jours depuis la dernière pleine lune, ou un ajustement effectué pendant la période d'exclusion — peut fausser l'affichage.

La solution consiste à régler de nouveau votre montre à phases de lune : recentrez la pleine lune dans le guichet, puis avancez du nombre de jours écoulés depuis la dernière pleine lune, en respectant la plage d'exclusion indiquée dans votre notice. Si, après un réglage correct, l'affichage dérive anormalement vite ou ne se maintient pas, cela peut signaler un problème mécanique : confiez alors votre montre à complication à un centre de service agréé.

Une montre à phases de lune ne nécessite pas d'entretien fondamentalement différent d'une autre montre mécanique : la révision périodique reste la même — lubrification, contrôle de l'étanchéité et de la précision —, à confier à un centre de service agréé. La spécificité se situe dans le réglage et l'usage, pas dans la maintenance proprement dite. D'abord, il ne faut jamais actionner les correcteurs (date et phase de lune) lorsque le mécanisme de changement quotidien est engagé : sur les montres à phases de lune Baume & Mercier, le mode d'emploi recommande d'éviter le changement de date rapide entre 21 h 30 et minuit, et forcer la correction dans cette plage peut endommager un mécanisme d'autant plus délicat sur une complication. Ensuite, l'affichage dérive légèrement avec le temps : le disque avance d'un cran par jour via une roue à 59 dents qui ne reproduit pas exactement le mois lunaire (29,5 jours), si bien qu'une resynchronisation s'avère nécessaire tous les deux à trois ans environ — un simple réglage, pas une réparation. Enfin, si la montre s'arrête, il faut réinitialiser l'heure, la date et la phase de lune, en avançant toujours le mécanisme, jamais en le reculant.

 

À retenir

  • Pas de révision spécifique : même entretien périodique qu'une montre mécanique classique.
  • Ne pas régler date ni phase de lune dans la plage protégée (sur Baume & Mercier, éviter 21 h 30–minuit).
  • Resynchroniser l'affichage tous les 2-3 ans environ (dérive normale du mécanisme à 59 dents).
  • Toujours avancer le mécanisme, jamais le faire reculer.

Une montre à phases de lune ne nécessite pas d'entretien fondamentalement différent d'une autre montre mécanique : la révision périodique reste la même — lubrification, contrôle de l'étanchéité et de la précision —, à confier à un centre de service agréé. La spécificité se situe dans le réglage et l'usage, pas dans la maintenance proprement dite. D'abord, il ne faut jamais actionner les correcteurs (date et phase de lune) lorsque le mécanisme de changement quotidien est engagé : sur les montres à phases de lune Baume & Mercier, le mode d'emploi recommande d'éviter le changement de date rapide entre 21 h 30 et minuit, et forcer la correction dans cette plage peut endommager un mécanisme d'autant plus délicat sur une complication. Ensuite, l'affichage dérive légèrement avec le temps : le disque avance d'un cran par jour via une roue à 59 dents qui ne reproduit pas exactement le mois lunaire (29,5 jours), si bien qu'une resynchronisation s'avère nécessaire tous les deux à trois ans environ — un simple réglage, pas une réparation. Enfin, si la montre s'arrête, il faut réinitialiser l'heure, la date et la phase de lune, en avançant toujours le mécanisme, jamais en le reculant.

 

À retenir

  • Pas de révision spécifique : même entretien périodique qu'une montre mécanique classique.
  • Ne pas régler date ni phase de lune dans la plage protégée (sur Baume & Mercier, éviter 21 h 30–minuit).
  • Resynchroniser l'affichage tous les 2-3 ans environ (dérive normale du mécanisme à 59 dents).
  • Toujours avancer le mécanisme, jamais le faire reculer.

Un calendrier perpétuel — aussi appelé quantième perpétuel — est une complication horlogère qui affiche la date complète (jour, date, mois, souvent l'année bissextile) en tenant compte automatiquement de la longueur variable des mois et des années bissextiles, sans correction manuelle du porteur. C'est l'une des grandes complications de l'horlogerie mécanique. Son fonctionnement repose sur un programme mécanique intégré au mouvement. Une came principale, dentée selon un cycle de 48 mois — soit quatre ans, ou 1 461 jours —, « connaît » la durée de chaque mois : elle commande l'affichage pour qu'il passe correctement du 28 au 1er en février, du 30 au 1er en avril, et ajoute le 29 février les années bissextiles. À distinguer du quantième simple, qu'il faut corriger cinq fois par an (après chaque mois de moins de 31 jours), et du quantième annuel, qui gère les mois de 30 et 31 jours mais ignore les années bissextiles — une seule correction par an, fin février. Le calendrier perpétuel, lui, suit le cycle complet de quatre ans. Une limite tient au calendrier grégorien : la plupart des montres à calendriers perpétuels suivent un cycle régulier de quatre ans et devront être corrigés d'un jour le 1er mars 2100, année séculaire exceptionnellement non bissextile.

Le calendrier perpétuel est l'une des complications horlogères les plus sophistiquées. Il ne nécessite quasiment jamais de réglage : sur une montre à complication Baume & Mercier, il tient compte automatiquement de la longueur variable des mois et des années bissextiles, sans correction de date à prévoir avant le 1er mars 2100.

Vous n'aurez donc à le régler que dans un cas : après un arrêt de la montre, lorsque sa réserve de marche est épuisée. Ce réglage est délicat et s'effectue via des correcteurs dédiés souvent encastrés sur le côté du boîtier. Une manipulation incorrecte peut endommager le mécanisme, c'est pourquoi quelques précautions s'imposent :

 

- Remontez d'abord entièrement votre montre à calendrier perpétuel, afin qu'elle dispose d'énergie pendant toute la durée du réglage.

- N'actionnez jamais les correcteurs pendant la « zone dangereuse » — généralement le soir et la nuit — lorsque le mécanisme de changement de date est en train de s'enclencher.

- Utilisez l'outil correcteur fourni et appuyez sans forcer, pour ne pas rayer la boîte ni fausser le mécanisme.

- Les mode d'emploi indiquent la marche à suivre ainsi les plages d'heures afichées pendant lesquelles il ne faut pas effectuer de réglage. Suivez l'ordre de réglage indiqué dans la notice de votre modèle : il est propre au calibre (Baumatic associé à un module quantième perpétuel sur les Riviera et Clifton concernées).

En cas de doute, ou si votre montre est restée arrêtée, confiez le réglage à un revendeur agréé ou à un centre de service Baume & Mercier : c'est la solution la plus sûre pour préserver cette complication.

Oui, un calendrier perpétuel prend automatiquement en compte les années bissextiles : c'est précisément ce qui le distingue des autres affichages de date. Cette complication horlogère « connaît » la longueur de chaque mois — 28, 29, 30 ou 31 jours — y compris le 29 février des années bissextiles, et ajuste la date sans aucune correction manuelle.

Mécaniquement, une montre à calendrier perpétuel ou quantième perpétuel suit le cycle de quatre ans (48 mois) du calendrier grégorien grâce à un jeu de cames dédié. Il restera exact jusqu'en 2100 : sous le calendrier grégorien, une année séculaire n'est bissextile que si elle est divisible par 400 — 2000 l'était, mais 2100 ne le sera pas. La plupart des calendriers perpétuels mécaniques nécessiteront alors une correction manuelle d'un jour.

 

À ne pas confondre avec une montre à quantième annuel (calendrier annuel) : celui-ci gère bien les mois de 30 et 31 jours, mais pas février ni les années bissextiles, et demande donc une correction manuelle une fois par an, début mars.

 

Chez Baume & Mercier, la montre de luxe Clifton Baumatic Calendrier Perpétuel illustre cette complication : elle indique la date, le jour, le mois et les phases de lune en tenant compte automatiquement de la longueur variable des mois et du cycle des années bissextiles. Elle repose sur le mouvement manufacture Baumatic (base BM13) associé à un module quantième perpétuel, l'année bissextile s'affichant dans le compteur à 12 heures avec le mois.

Un affichage est considéré comme rétrograde lorsqu'une des aiguilles (l'aiguille rétrograde) recule après avoir atteint sa marque finale.

Le COSC signifie Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres. C'est le seul institut en Suisse qui peut certifier les mouvements chronomètres.

Un mouvement est certifié COSC lorsqu'il a passé des tests de précision dans différentes positions et à différentes températures sur une période de 15 jours.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les fonctions équipant votre montre, veuillez vous référer à notre Glossaire ou au Guide de l'utilisateur.

Les principaux avantages d'une montre suisse tiennent à son label Swiss Made réglementé, à une tradition horlogère de précision et à un écosystème de fabrication concentré en Suisse — autant de gages de provenance et de contrôle qualité.

- Un label Swiss Made encadré par la loi. Depuis la révision « Swissness » entrée en vigueur le 1er janvier 2017, une montre ne peut porter la mention « Swiss Made » que si au moins 60 % de sa valeur est suisse, avec un mouvement suisse, un emboîtage et un contrôle final réalisés en Suisse. Le développement technique doit également être effectué en Suisse. 

- Une tradition de précision. L'horlogerie suisse a structuré des standards de chronométrie exigeants, dont la certification COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres), qui atteste la précision d'un mouvement selon des tolérances strictes.

- Un écosystème de savoir-faire concentré. Les régions du Jura, de Genève et de la Vallée de Joux réunissent manufactures, fournisseurs et artisans spécialisés. Baume & Mercier, par exemple, conçoit ses montres de luxe à Genève et les fabrique dans sa manufacture des Brenets, dans le Jura suisse.

 

À nuancer

Le label Swiss Made garantit une part majoritaire de valeur suisse (60 % minimum du coût de revient), non une fabrication intégralement suisse. À distinguer de la simple mention « Swiss movement », qui ne concerne que le mouvement.

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